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Les différents types de logiciels

Shareware

Les démos, ou version de démonstration, concerne principalement les coûteuses solutions professionnelles (mais aussi les jeux). Le but de ce type d'application est d'appâter gentiment le client en lui fournissant un aperçu des capacités du logiciel. Mais juste un aperçu car bon nombre de ses fonctionnalités seront bridées.
Ainsi, par exemple, avec la version démo du célèbre Photoshop vous ne pourrez ni imprimer, ni sauvegarder, ni même faire du copier-coller.
Il va sans dire que télécharger une démo ne vous engage à rien dans la mesure où vous ne pourrez pas exploiter véritablement le logiciel !
Nous n'avons rien contre ces logiciels, et Dreamweaver par exemple n'a pas selon nous d'équivalent dans le monde du gratuit, mais la plupart d'entre eux nous semblent avant tout réservés aux professionnels. Alors, puisqu'on a coutume de dire que nous n'utilisons pas plus de 10% des potentialités de ces usines à gaz (ou "obèsiciels" pour certains), pourquoi ne pas opter pour des logiciels moins gourmands répondants tout autant à nos besoins et qui plus est totalement gratuits ?

Démo (ou partagiciel)

Le shareware consiste pour un auteur à mettre en libre circulation une version complète de son logiciel afin de permettre au public de le tester sans s'engager financièrement. On peut assimiler ce mode de distribution à une période de "libre essai", durant laquelle l'auteur vous offre l'opportunité d'évaluer un logiciel de la façon la plus évidente et la plus efficace qui soit : en l'utilisant dans votre contexte de travail habituel.
Librement téléchargeable, un shareware n'est pas pour autant gratuit. Un contrat moral lie en effet son auteur à quiconque installe le logiciel. Il stipule que l'utilisateur du shareware doit, s'il souhaite utiliser le produit et même le conserver sur son ordinateur au terme de la période d'évaluation s'acquitter du prix de la licence d'exploitation. En clair : une fois écoulée la trentaine de jours d'essai d'un shareware, il faudra passer à la caisse si l'on souhaite en garder l'usufruit. Sinon on se devra de reposer le logiciel sur son rayonnage, autrement dit, le désinstaller, si pour quelque raison que ce soit, on ne souhaite pas l'acquérir. Ce sympathique mode de distribution ne repose que sur l'honnêteté et la bonne foi des utilisateurs.
Cependant on remarquera que les auteurs de sharewares, pour remédier aux abus, volontaires ou non, prennent eux aussi de plus en plus souvent soin de désactiver certaines fonctionnalités de leurs logiciels pour inciter le public à les rémunérer.
Tout comme les démos de logiciels commerciaux, vous ne trouverez (quasiment) pas de sharewares sur ce site. Nous préférons privilégier les deux solutions ci-dessous.

Freeware (ou gratuiciel)

Les logiciels regroupés sous cet intitulé sont totalement gratuits et fonctionnels. On parle de freeware lorsque l'auteur d'un logiciel ne soumet pas son utilisation au paiement d'un droit. Ce type d'application peut donc être librement installé, conservé, copié et même massivement distribué (par exemple sur les CD joints aux magazines informatiques) dès lors qu'on ne modifie pas le logiciel, et qu'on ne le sépare pas des documents qui l'accompagnent, entre autres pour témoigner de la paternité de l'auteur et de l'éditeur.
Car, et c'est ce qui fait toute la différence avec les logiciels libres, un logiciel distribué en freeware n'appartient pas nécessairement au domaine public (voir ci-dessous). En effet, loin d'abandonner tous ses droits sur son oeuvre, à commencer par sa propriété intellectuelle, l'auteur demeure l'unique propriétaire de son freeware, rien n'excluant par exemple qu'après l'avoir distribué gratuitement, il retire son logiciel de la circulation soit pour en faire un produit commercial soit parce qu'ayant autre chose à faire il arrête complètement de le développer.
Commencer par diffuser un logiciel en freeware puis, une fois que les gens s'y sont bien habitués, le rendre payant, est une logique que l'on retrouve fréquemment. Nous essaierons de vous tenir informé de ce type de (fâcheuse) métamorphose.
Il existe également les logiciels gratuits financés par un bandeau publicitaire apparaissant quelque part dans la fenêtre du soft : on parlera alors d'adware ou publiciel. Beaucoup plus inquiétant, les spywares (ou mouchards), ils sont toujours gratuits mais sont susceptibles de donner (de vendre) des informations à des serveurs dédiés concernant votre comportement d'internaute ! Dans la catégorie des irritants, ajoutons les "registerware" où l'on a besoin de s'enregistrer pour accéder à une clé nous permettant d'utiliser les logiciel (manière pour les éditeurs de se constituer une petite liste d'adresses email), ainsi que les inoffensifs "homepageware" qui prennent un malin plaisir à modifier la page d'accueil de votre navigateur à l'installation.
Enfin et heureusement il y a les petits développeurs qui font don au monde de leur création. Certains disent poétiquement : "pour rendre à Internet tout ce qu'il nous a apporté". Ils ne sollicitent d'autres formes de rétribution que votre gratitude, un lien sur votre page personnelle, une carte postale (on parlera alors de "cardware"), un cadeau de votre choix (giftware), quelques sous pour les encourager (donationware), faire une bonne action par exemple pour lutter contre la faim dans le monde (careware), ou un simple email de remerciements. Prêtez-vous au jeu, ils le méritent bien !

Le logiciel libre (ou logiciel en open source)

Toutes les catégories précédentes sont des logiciels dits "propriétaires" que le logiciel vale 100 Euros ou 0 Euro . Car, il existe une dernière catégorie de logiciels qui, portés par le succès grandissant de Linux et des initiatives OpenSource, a le vent en poupe : il s'agit des logiciels sous licence GPL (Global Public License) par exemple l'environnement GNU (celui-là même qui a vu naître Linux). Retenez simplement que bien au delà de la gratuité, la logique ici à l'oeuvre est celle de la liberté. Ces "logiciels libres" sont en effet distribués avec leur code source (le langage de programmation qui a permis de les concevoir), de sorte qu'on pourra non seulement les utiliser à loisir, mais aussi les modifier pour les adapter à ses besoins. Un logiciel sous licence GPL offre en effet trois libertés, celle de copier le programme et de le distribuer, celle de le modifier à sa guise, en ayant l'accès total au code source et enfin celle d'en distribuer une version améliorée, payante ou non (mais toujours accompagnée de son propre code source, ce qui le préserve totalement d'une inopportune appropriation par un éditeur mal intentionné). En un mot comme en cent : longue vie à eux...